lundi 20 juillet 2009


F,P,D Univers.Internet célèbre la mission Apollo
Benjamin Ferran (lefigaro.fr)

20/07/2009 | Mise à jour : 16:32 |

Le site We Choose The Moon recrée la couverture médiatique de l'événement de manière optimale.
Plusieurs sites proposent de revivre et de se documenter sur les premiers pas de l'homme sur la Lune. Voici une sélection d'adresses pour ce quarantième anniversaire.

» L'exploration en temps réel - We Choose The Moon
C'est assurément l'hommage le plus spectaculaire. Utilisant les toutes dernières technologies, le site internet We Choose The Moon propose aux internautes de revivre en temps réel et de manière inédite toutes les étapes de la mission Apollo 11. Finis les grésillements de micro et les images grenelées et floues, au ralenti, qui avaient été retransmis en direct aux télévisions du monde entier. Le site dépoussière l'Histoire en nettoyant les bandes audio et vidéo, pour recréer la couverture médiatique de cet exploit scientifique de manière optimale. Les enregistrements des communications passées entre l'équipage et les techniciens de contrôle sont également audibles sur le site, qui restera en ligne durant un an.

» A la télé française - Ina
Pour ce quarantième anniversaire, l'INA met en avant sur son nouveau site internet la descente de Neil Armstrong sur le sol lunaire. Le mois dernier, l'institut avait mis en ligne un dossier de dix vidéos consacrées à la conquête de l'espace, où l'on peut également redécouvrir Spoutnik, la chienne Laïka et Youri Gagarine.

» En vidéos sur YouTube - Mashable
YouTube regorge de vidéos sur l'épopée d'Apollo 11. Le blog Mashable en propose une sélection chronologique, depuis la grande ambition d'envoyer un homme sur la Lune énoncée par John F. Kennedy, jusqu'à la récupération du module et de ses trois astronautes par l'USS Hornet le 24 juillet.


» La nourriture sur Apollo 11 - Eat Me Daily
A quoi ressemblait la nourriture ingurgitée par l'équipage d'Apollo 11 ? Le site internet Eat Me Daily met en ligne pour l'occasion une série d'illustrations de ces ingrédients lyophilisés, qui reprenaient forme dans une astucieuse pochette transparente. Et le goût dans tout ça ? Buzz Aldrin dit avoir apprécié le cocktail de crevettes, tandis que les spaghettis étaient le plat préféré de Neil Armstrong.

» En photos - Life
De la Terre à la Lune, le magazine Life propose une série de douze photos magnifiques du voyage d'Apollo 11.

» Les impacts de l'alunissage - Nasa
Le site internet de la Nasa multiplie les témoignages et les documents pour rendre hommage aux trois astronautes et à son propre travail. On retiendra par exemple cette page, qui écarte les théories du complot en pointant les impacts d'alunissage des différents modules Apollo sur la surface lunaire. Ou cette série de vidéos restaurées en haute définition. Et cette visite interactive, en 3D, de la zone foulée par Neil Armstrong et Buzz Aldrin.

» Et vous, que faisiez-vous ce soir-là ? - CNES
Le Centre national d'études spatiales propose également de revivre l'aventure, à travers des témoignages d'experts et de contributions littéraires et audiovisuelles. L'astronaute Jean-Loup Chrétien, le planétologue Francis Rocard et le navigateur Olivier de Kersauson se souviennent en vidéo de «ce soir-là».

» Une frise interactive - New York Times
Connu pour ses excellentes infographies, le New York Times fait honneur à sa réputation et propose une frise interactive de la mission vers la Lune. En six étapes, le site propose des illustrations, une vidéo et surtout des liens vers les éditions du journal de l'époque.

» Google Maps sur la Lune - Google
Le site a été mis en ligne il y a quatre ans, pour les 36 ans de l'anniversaire de l'alunissage d'Apollo 11. Adoptant la même technologie que Google Maps, ce Google Moon propose de zoomer sur les zones explorées par les six missions qui se sont posées sur la Lune, avec des séries chacune accompagnées d'informations et de photos.



"Solo ideas del hombre".

dimanche 19 juillet 2009


F,P,D Univers.Obama : «les Afro-Américains doivent se prendre en main»
New York, Nathalie Mattheiem
17/07/2009 | Mise à jour : 20:43 |


Barack Obama, jeudi soir, lors du centième anniversaire de la NAACP, la principale organisation américaine pour l'égalité raciale. Crédits photo : AFP

Le président veut responsabiliser la communauté noire, tout en continuant à lutter contre les discriminations.

Nul autre que Barack Obama n'aurait pu adresser un message aussi direct à la communauté noire : «Pas d'excuses !» Jeudi soir, à l'occasion du centième anniversaire de la principale organisation pour l'égalité raciale, la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), le président américain a retrouvé le ton de ses meetings de campagne pour évoquer le combat contre la discrimination et appeler à «une nouvelle mentalité».

«Je comprends que certains soient tentés de penser que la discrimination n'est plus un problème en 2009, a déclaré le président américain, et je crois qu'il n'y a jamais eu aussi peu de discriminations en Amérique que maintenant. Mais ne vous y trompez pas : la douleur de la discrimination est encore ressentie aujourd'hui.» Le premier Noir à occuper la Maison-Blanche n'ignore pas les défis auxquels est confrontée la communauté afro-américaine. Mais il appelle chacun à «prendre en main sa destinée».

«Nous avons besoin d'une nouvelle mentalité, de nouvelles attitudes, dit-il, parce que le legs le plus durable de la discrimination est la façon dont nous avons intériorisé un sens des limites et le fait que tant d'individus, au sein de notre communauté, attendent si peu du monde et d'eux-mêmes.»

Le gouvernement peut agir pour créer plus d'égalité, mais Barack Obama, mêlant à l'occasion l'anecdote autobiographique sur son éducation, retrouve le ton du prêcheur pour dire : «Nous devons aussi nous saisir de notre propre destin.»

Priorité à l'éducation

D'emblée, il élargit le propos, notant que les discriminations touchent les Noirs, mais aussi les Latinos, les musulmans, les gays, un état de fait inacceptable à ses yeux. Il inventorie l'action de son gouvernement pour démanteler les barrières des «inégalités structurelles» héritées du passé, une tâche rendue plus difficile par la situation actuelle d'une économie «construite non sur un roc, mais sur du sable». Dans l'action engagée depuis son arrivée à la Maison-Blanche, il dégage quelques points forts : les programmes pour sauvegarder l'emploi à court terme, les réformes engagées de l'assurance-maladie et de la politique énergétique. Mais surtout, il parle d'éducation.

«Même si on fait tout ce qu'il faut, la communauté afro-américaine sera à la traîne de la société, et les États-Unis à la traîne dans le monde, si nous n'éduquons pas nos fils et nos filles bien mieux que nous ne le faisons actuellement», affirme le président. Il rappelle que des combats historiques pour les droits civiques ont justement porté sur l'éducation : la cause de Linda Brown, qui a donné son nom à l'arrêt de la Cour suprême ayant mis fin à la ségrégation dans les écoles en 1954 ; celle des «Little Rock Nine», les neuf élèves de Little Rock, en Arkansas, qui ont défié un gouverneur et une foule hostiles pour bénéficier de cette égalité en 1957.

Or, plus d'un demi-siècle plus tard, l'éducation reste très inégalitaire. Ce n'est pas un «problème afro-américain, c'est un problème américain», dit Barack Obama. Il détaille l'action gouvernementale, relativement modeste, vu l'organisation du système éducatif qui fait la part belle aux pouvoirs locaux : ceux-ci seront incités à être compétitifs en matière de résultats scolaires, subsides à l'appui. Et il évoque la visite récente d'un curieux trio venu plaider la cause de l'éducation à la Maison-Blanche : Al Sharpton, flamboyant militant des droits civiques, Mike Bloomberg, le maire de New York, qui a imposé une obligation de résultats aux établissements scolaires de sa ville, et Newt Gingrich, l'ancien président républicain de la Chambre des représentants, héraut de la révolution conservatrice de 1994. Si ces trois hommes aux opinions si diverses sont d'accord pour dire qu'il y a urgence, Barack Obama pense que tout le monde peut en convenir.


"Solo ideas del hombre".


F,P,D Univers. Plus de Figaro Carla Bruni offre à Mandela «une chanson pour rêver»
C.J. (lefigaro.fr) avec AFP
19/07/2009 | Mise à jour : 13:13 |


Carla Bruni a chanté en duo avec Dave Stewart, la moitié d'Eurythmics, « Quelqu'un m'a dit ». Crédits photo : AFP

La première dame est remontée sur scène, samedi soir, à New York et a interprété «Quelqu'un m'a dit», devant un parterre d'artistes et un Nicolas Sarkozy enthousiaste, à l'occasion des célébrations du 91e anniversaire de Nelson Mandela.

«Vous la connaissez déjà comme la première dame de France». C'est sous ces mots d'introduction de l'acteur américain Forest Whitaker que Carla Bruni-Sarkozy a retrouvé samedi soir pour la première fois depuis son mariage la scène et le public. Participant au grand concert caritatif donné à New York à l'occasion du 91e anniversaire de l'ancien président sud-africain, l'épouse de Nicolas Sarkozy a interprété en duo avec Dave Stewart, la moitié d' «Eurythmics», «Quelqu'un m'a dit».

Vêtue d'un tailleur pantalon noir, très sobre, la chanteuse a présenté en anglais son plus grand succès comme «une petite chanson française, pas très bien pour danser, mais très bien pour rêver». Carla Bruni-Sarkozy a ensuite interprété un classique de Bob Dylan: «Blowin in the wind». Sa performance a été chaleureusement applaudie par les 5900 spectateurs du Radio City Music Hall. Et particulièrement par Nicolas Sarkozy. Le président de la République avait le déplacement à New York, à titre privé, où le couple présidentiel se trouve depuis jeudi soir. Assis vers l'avant de la salle, le chef de l'Etat a suivi, avec une admiration et une joie non dissimulées, la prestation de son épouse. Plus tôt dans la journée, il confiait «être fier de sa femme».

Une entorse à la règle au nom de la lutte contre le VIH

Celle-ci n'était plus remontée sur scène depuis leur mariage en février 2008. L'ancienne mannequin avait en effet promis qu'elle ne recommencerait à chanter que lorsque son mari ne serait plus président. «Je pourrai faire des télévisions», mais pas «de scène parce que je ne peux pas me permettre d'entraîner une infrastructure de sécurité qui, dans mon esprit, est choquante», confiait-elle à Libération. Mais la chanteuse, dont le frère est mort du Sida et qui a été nommée ambassadrice du Fonds mondial de lutte contre le Sida, a fait une entorse à la règle en raison de son engagement dans la lutte contre la maladie. Un fléau contre lequel se bat également Nelson Mandela. «J'ai eu la chance de rencontrer Nelson Mandela l'année dernière et donc pour moi c'est un honneur de pouvoir lui souhaiter un bon anniversaire et de participer à sa cause qui est très importante», soulignait Carla Bruni-Sarkozy.

Les fonds récoltés par le concert de samedi dont les places allaient de 50 à 1000 dollars pour les places VIP seront reversés à 46664, l'organisation du héros de la lutte contre l'Apartheid le numéro de l'ancien matricule de Nelson Mandela. Nommée d'après le numéro de matricule que portait Mandela lors de ses années de captivité, l'ONG œuvre principalement contre le Sida mais œuvre aussi contre l'illettrisme et l'inégalité entre hommes et femmes.




Le héros de la journée n'était en revanche pas présent au concert new yorkais auquel ont également participé de Cindy Lauper, Stevie Wonder, Aretha Franklin, Gloria Gaynor et Queen Latifah. Nelson Mandela , de santé fragile, est resté en Afrique du Sud, où il a célébré son anniversaire au coté de ses proches et du nouveau président sud-africain et ami Jacob Zuma. Le prix Nobel de la paix est néanmoins intervenu samedi à New York via un message vidéo a été diffusé pendant le concert, dans lequel il a remercié le public et les artistes. Dans une autre allocution vidéo qui a été copieusement applaudie, le président américain Barack Obama a lui aussi souhaité un «bon anniversaire» au premier président noir sud-africain. «L'histoire de sa vie peut être résumée par ses propres mots: cela paraît toujours impossible, jusqu'à ce que cela devienne réalité. Sa vie nous enseigne que l'impossible peut se réaliser», a-t-il souligné.

La Fondation Mandela, chargée de préserver l'héritage politique du prix Nobel de la Paix, a lancé cette année la Journée Mandela, qui coïncide avec la date de son anniversaire, le 18 juillet. Elle souhaite que chacun consacre symboliquement 67 minutes de cette journée à des actions de bénévolat, le chiffre 67 faisant référence aux années de lutte de Nelson Mandela pour l'égalité en Afrique du Sud.




"Solo ideas del hombre".

samedi 18 juillet 2009













F,P,D Univers.Méditerranée, l'espoir renaît Martine Betti-Cusso

Méditerranée, l'espoir renaît
Martine Betti-Cusso
17/07/2009 | Mise à jour : 17:18 |

La lutte s'organise pour sauver la Grande Bleue. Un combat qui commence à porter ses fruits. Nous avons suivi l'équipe de scientifiques de l'Institut océanographique Paul-Ricard pour un bilan de santé de la Méditerranée. Verdict : elle retrouve quelques couleurs. Un cap à maintenir, il reste beaucoup à faire.

La Grande Bleue est-elle encore un rêve d'azur ?Mare Nostrum serait-elle asphyxiée, condamnée ? Tant elle paraît empoisonnée par les pollutions, les eaux usées et les déchets, ravagée par le bétonnage et l'urbanisation, épuisée par une pêche intensive... Les experts de l'ONU réunis en mars dernier, lors du Forum de Paris sur la Méditerranée ont dénoncé une «mer mar tyrisée, une immense décharge dans laquelle fermentent tous les conflits du futur...». Constat sans appel qui résonne comme un requiem.

Pour autant, la messe n'est pas dite. Beaucoup soutiennent que la situation est réversible et soulignent les progrès notables relevés dans sa partie occidentale, et notamment sur le littoral français. C'est le cas de Patricia Ricard, présidente de l'Institut océanographique Paul-Ricard, avec laquelle nous avons embarqué aux îles des Embiez (Var) à bord du Garlaban. Un trois-mâts, aussi robuste qu'élégant, aux allures de goélette. Avec, pour équipage, les chercheurs de l'Institut, nous avons navigué et rencontré scientifiques, associations, pêcheurs, écologues... «La Méditerranée peut avoir des faiblesses, mais elle est capable de résilience, affirme Patricia Ricard. Il suffit que l'on prenne soin d'elle.»

Profonde, semi-fermée, fragile, la Méditerranée est particulièrement sensible aux pollutions. Ses eaux ont besoin de plus d'un siècle pour se renouveler. C'est aussi une mer modèle, sentinelle qui permet de comprendre le fonctionnement des océans et d'évaluer les effets, sur eux, du changement climatique.

Réputée depuis l'Iliade et l'Odyssée pour ses colères homériques, chantée pour «ses îles d'or ensoleillées, ses rivages sans nuages», elle offre de la mer Egée au phare d'Alexandrie, des Cyclades au détroit de Gibraltar, de Pompéi aux calanques de Cassis... des paysages de rêve, vantés depuis l'Antiquité. Mais pour combien de temps encore ? Seuls quelques pays riverains, dont la France, la Grèce, l'Espagne, l'Algérie, le Liban disposent d'une loi protégeant le littoral.

Les villes qui la bordent ne cessent de s'étendre. La population des régions côtières des 21 pays adjacents comptait en l'an 2000 plus de 143 millions d'habitants. Et ils seront 147 millions en 2025 selon les prévisions du PNUE (Programme des Nations unies pour l'environnement). Qui plus est, la Méditer ranée accueille le tiers du tourisme mondial, soit 246 millions de personnes en 2005. Un flux qui ne cesse d'augmenter et dont il faudra maîtriser les nuisances qui en sont le corollaire : infrastructures, bétonnage, déchets... Débris qui flottent, çà et là, sacs en plastique, mégots, canettes...ouqui jonchent les fonds marins.

S'y ajoute une pollution plus insidieuse car moins visible : bactéries, pesticides, métaux lourds et autres solvants, déversés par les fleuves, charriés par les eaux usées. La moitié des villes du pourtour méditerranéen de plus de 100 000 habitants, n'est pas dotée de stations d'épuration. 60 % des eaux usées urbaines sont rejetées à la mer sans traitement. Et pourtant, les techniques d'assainissement sont de plus en plus performantes et la qualité des eaux aux abords des cités côtières bien équipées s'est nettement améliorée.

Le Pr Nardo Vicente, responsable scienti fique à l'Institut océanographique Paul-Ricard, en témoigne. Il se souvient de ses plongées au cap Sicié, proche de Toulon, il y a vingt-huit ans, dans une eau sale et nauséabonde. Récemment, une expédition sur le même site a révélé des fonds marins plus limpides et plus accueillants. «Les stations d'épuration en France mais aussi en Espagne et, dans une moindre mesure, en Italie se sont dotées de traitements biologiques efficaces, explique-t-il. Elles peuvent encore se perfectionner en rejetant les eaux usées en profondeur, au-delà de la thermocline, où une vie bactérienne marine se charge de dégrader certains polluants chimiques. Actuellement, seule Monaco dispose d'un équipement parfaitement efficace.»

Le même constat est fait par Jean-François Cadiou, chercheur au Laboratoire Environnement Ressources Provence-Azur-Corse de l'Ifremer. La contamination chimique régresse, du moins au nord de la Méditerranée. Mais apparaissent de nouvelles substances, des additifs industriels comme les phtalates, utilisés notamment dans la fabrication des plastiques, dont on ignore les concentrations et le devenir dans le milieu naturel.

Préserver la biodiversité en protégeant les habitats

Aux métaux lourds, solvants, PCB, s'ajoutent les résidus de médicaments. Et certaines de ces substances ont des effets sur la reproduction, la croissance et le développement de la faune. Ils féminisent les mâles ou virilisent les femelles d'espèces aussi diverses que celles des mollusques, poissons, batraciens.

Au large des côtes, circulent cargos et pétroliers. En effet, 30 % du trafic maritime mondial de marchandises et 28 % des transports d'hydrocarbures transitent en Méditerranée. « Ces quinze dernières années, les pollutions par les hydrocarbures ont été divisées par 20 grâce au renforcement des réglementations », note Nardo Vincente. L'effort est à poursuivre. Pour nombre d'associations, le contrôle de cette flotte reste encore trop limité, et notamment lors des transports de matières dangereuses. De plus, elle laisse échapper dans l'eau entre 100 000 et 150 000 tonnes de pétrole par an, en toute illégalité.

Alors que le Garlaban glisse sur les flots, par vent arrière, un aileron fait surface, suscitant la fuite de poissons volants en gerbes scintillantes. Scène de vie magique du monde marin. Le spectacle suffit à capter l'intérêt de tous, chacun cessant son activité pour scruter les ondes. De nombreuses espèces sont menacées en Méditerranée dont la tortue caouanne, le dauphin commun, le phoque moine, la raie de Malte mais aussi plus de 40 % des espèces de requins... victimes de la surpêche, des pollutions et de prises accidentelles. Tous ne bénéficient pas d'une protection. Pourtant celle-ci est efficace. Pour preuve, le mérou brun, menacé, prospère de nouveau à la faveur de mesures de sauvegarde. Autre petit signe d'un léger mieux : sur la Côte d'Azur, des embarcations proposent des promenades en mer pour aller observer dauphins et baleines, réapparus au large de nos côtes après de longues années de désertion. Mais la pêche intensive et la pêche plaisancière pillent les ressources et déciment la faune sous-marine. Le thon rouge en est le symbole : 80 % de sa population a disparu au cours de ces vingt dernières années. Tandis que l'urbanisation et les envahissantes algues Caulerpa taxifolia et racemosa dévastent l'herbier de posidonie, plante endémique de la Méditerranée, qui sert de garde-manger et de nursery pour nombre de poissons, mollusques et crustacés. «Les solutions pour préserver la biodiversité et les ressources halieutiques sont connues, commente Patricia Ricard. Il s'agit de protéger les habitats, de promouvoir la pêche au petit métier, de développer des aires marines protégées (où les espèces peuvent se reproduire en toute tranquillité) et des fermes aquacoles respectant les procédés de culture bio. La mer est nourricière, mais sa pérennité n'est envisageable qu'avec une approche écologique.»

Et globale. Toute action efficace ne pouvant être menée que par l'ensemble des pays qui la bordent. Plusieurs traités internationaux sont censés la protéger, dont la convention de Barcelone. Mais sans réels moyens et donc sans grands résultats. Aujourd'hui, l'espoir réside dans l'Union pour la Méditerranée qui doit relancer la coopération euro-méditerranéenne par une politique de développement durable. Mais elle peine à surpasser les conflits. En attendant, chaque initiative nationale, régionale ou individuelle reste salutaire. Tant il est temps de traiter « le berceau de la civilisation » de manière civilisée.


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Marc Mennessier

07/07/2009 | Mise à jour : 10:30 |

Une représentation artistique d'un trou noir. NASA/ESA/Ciel et Espace Crédits photo : Ciel et Espace
Cinq cents fois plus lourd que le Soleil, ce trou noir, repéré par le satellite XMM-Newton, est le «chaînon manquant» dans l'évolution de ces monstres cosmiques.

Ni trop grand ni trop petit. Les mensurations du trou noir HLX-1, découvert grâce au satellite XMM-Newton de l'Agence spatiale européenne (ESA), à 290 millions d'années-lumière * de la Terre, ont de quoi ravir les astronomes. Sa masse, égale à 500 fois celle du Soleil, fait de HLX-1 «le chaînon manquant» entre les «petits» trous noirs de 3 à 20 masses solaires, qui sont les vestiges d'anciennes grosses étoiles, et les trous noirs supermassifs (de plusieurs millions à plusieurs milliards de fois la masse solaire !) situés au centre de la plupart des galaxies.

Or l'origine de ces monstres cosmiques, dont le champ gravitationnel est si intense qu'il empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s'en échapper (y compris la lumière), reste mystérieuse. Selon l'hypothèse la plus en vue, les trous noirs supermassifs se seraient formés par l'agglomération de trous noirs de masse intermédiaire, comprise entre une centaine et quelques centaines de milliers de masse solaire. Mais jusqu'à la découverte de HLX-1, annoncée la semaine dernière dans la revue Nature, par le Centre d'étude spatiale des rayonnements (CNRS/université Toulouse-III) et l'université de Leicester (Royaume-Uni), ces trous noirs de taille moyenne jouaient les arlésiennes de l'espace.

Une source unique de rayons X

Considéré par ses «inventeurs» comme le «candidat le plus solide» pour faire partie de cette nouvelle catégorie de trous noirs, HLX-1 a été trahi par l'«exceptionnelle» émission de rayons X provenant de la matière qui s'échauffe à sa périphérie avant qu'il ne l'«avale» littéralement. La luminosité en rayons X de HLX-1 équivaut «à 260 millions de fois la luminosité totale du Soleil», précise le Centre d'étude spatiale des rayonnements. Grâce à des observations faites entre novembre 2004 et novembre 2008 par le télescope spatial XMM-Newton, les chercheurs ont pu démontrer qu'il s'agit bien d'une source unique de rayons X, et non d'une superposition d'objets moins lumineux. Selon eux, l'intensité et les propriétés de cette émission ne peuvent «s'expliquer que par la présence d'un trou noir d'une masse supérieure à 500 masses solaires».


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F,P,D Univers.L'origine asiatique des hommes et des singes
Marc Mennessier

10/07/2009 | Mise à jour : 10:09 |
La découverte en Birmanie d'un nouveau fossile prouve que le plus vieil ancêtre commun aux hommes et aux singes n'était pas africain mais asiatique.

Les «racines profondes» de la lignée commune aux hommes et aux singes se trouvent bien en Asie et non en Afrique. La découverte, en Birmanie, d'un nouveau primate fossile, daté de 37 millions d'années par une équipe internationale de paléontologues à laquelle collaborent Laurent Marivaux, de l'Institut des sciences de l'évolution de Montpellier (université Montpellier 2/CNRS), et Jean-Jacques Jaeger, professeur à l'Institut international de paléoprimatologie (IPHEP) de Poitiers, vient confirmer cette hypothèse formulée, il y a douze ans, par ce même groupe de chercheurs.

Entendons-nous bien. Il ne s'agit ni des australopithèques Lucy ou Abel ni des premiers représentants du genre Homo qui arpentaient les savanes africaines, il y a quelques millions d'années. Ganlea megacanina, dont les restes fossiles ont été exhumés près du petit village de Ganlé dans le centre de la Birmanie, est une espèce très primitive qui apparaît juste après la séparation entre les deux grandes lignées de primates. D'un côté, les anthropoïdes, qui regroupent les singes et les hominidés, de l'autre, les prosimiens dont les représentants actuels les plus connus sont les lémuriens de Madagascar ou les loris de Malaisie.

Migration vers le continent noir

Depuis la fin des années 1950, il était admis que les premiers primates anthropoïdes étaient originaires d'Afrique. Le paléontologue américain Elwyn Simons avait mis au jour en Égypte, dans des dépôts vieux de 31 à 37 millions d'années, ce que l'on pensait être les plus vieux ancêtres de la lignée que nous partageons avec les singes. Sauf que l'on n'avait pas encore cherché ailleurs.

La découverte, en 1997, toujours en Birmanie, de plusieurs types d'anthropoïdes très primitifs dans des dépôts plus vieux que ceux d'Afrique, va ébranler cette certitude bien ancrée. «Cela supposait en effet qu'une radiation (ou diversification, NDLR) s'était déjà opérée et que l'origine de la lignée était encore plus ancienne», souligne Jean-Jacques Jaeger. La mise au jour, quelques années plus tard, en Chine, d'un autre anthropoïde (Eosimias sinensis) vieux de 45 millions d'années viendra enfoncer le clou. On suspecte même que les premiers anthropoïdes auraient émigré d'Asie vers le continent noir, il y a environ 40 millions d'années, et non l'inverse…

Cette fois, le coup de grâce est apporté par l'imposante canine de Ganlea megacanina, le bien nommé, dont les paléontologues ont retrouvé une mandibule très bien conservée en novembre dernier. La forte abrasion de cette dent d'une longueur démesurée prouve que ce petit primate qui pesait à peine 3 kg était capable de briser la coque dure des fruits tropicaux, afin d'en extraire la graine nutritive à l'intérieur. Il s'agit d'une forme singulière d'adaptation alimentaire qui n'a jamais été observée parmi les primates prosimiens, type lémuriens. Elle est en revanche caractéristique des singes sakis d'Amérique du Sud, eux-mêmes membres de la grande famille des primates anthropoïdes. «Ganlea megacanina prouve que les premiers anthropoïdes sont bel et bien originaires d'Asie plutôt que d'Afrique», concluent les chercheurs dont les travaux sont publiés dans la revue


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F,P,D Univers.Un ancien lac découvert sur la planète Mars
Marc Mennessier
19/06/2009 | Mise à jour : 22:25 |

Reconstitution d'un paysage traversé par le lac Shalbatana, sur Mars, tel qu'il devait être il y a 3,4 milliards d'années. Crédits photo : AFP
Cette grande étendue d'eau, aujourd'hui asséchée, pourrait receler des traces de vie fossile.

Des chercheurs américains viennent de déceler les traces d'un ancien lac sur Mars, qui recouvrait, il y a environ 3,4 milliards d'années, le fond d'un canyon long d'une cinquantaine de kilomètres. D'après les calculs effectués par l'équipe de Gaetano Di Achille à l'Université du Colorado (États-Unis), ce lac d'une profondeur de 500 mètres devait s'étendre sur environ 200 kilomètres carrés, soit un peu plus du tiers de la super­ficie du lac Léman.

Pour faire cette découverte, publiée dans la dernière édition de la revue Geophysical Research Letters, les chercheurs se sont appuyés sur les images transmises par le satellite Mars Reconnais­sance Orbiter (MRO). Lancé par la Nasa en août 2005, ce petit orbiteur qui survole la planète rouge à basse altitude (320 kilomètres) est équipé d'une caméra capable de visualiser des détails de seulement un mètre.

L'analyse de ces images ultra-précises indique que ce canyon, situé dans la région de Shalbatana Vallis, a été creusé sous l'action de l'eau et qu'il s'ouvrait sur une ­vallée plus large comportant d'importants dépôts de sédiments qui formaient un grand delta. Ce qui suggère qu'un autre lac plus grand couvrait ce secteur, souligne le géologue Brian Hynek, de l'Université du Colorado, et l'un des coauteurs de cette étude.

Les travaux de datation montrent que le lac Shalbatana s'est probablement formé il y a 3,4 milliards d'années, durant la période de l'Hespérien. Soit 300 millions d'années après la fin de l'ère chaude et humide du Noachien, qui s'est étalée entre - 4,1 milliards et - 3,7 milliards d'années. Il est donc relativement récent.

Mission américaine en 2011

Mais, contrairement aux affirmations enthousiastes de Gaetano Di Achille, il ne s'agit pas «des premières indications solides de l'existence passée de rivages sur Mars». Il y a quatre ans, une équipe d'astronomes français avait déjà révélé, dans le Journal of Geophysical Research, l'existence d'anciens lacs datant de la même période dans la région de Valles Marineris. «Cette découverte n'est pas une révolution mais une confirmation», souligne Nicolas Mangold (CNRS/université de Nantes), qui rappelle que la présence d'eau liquide, il y a quatre milliards d'années, a été attestée par la sonde européenne Mars Express en décembre 2005.

Une chose est sûre : le lit et les dépôts sédimentaires de ces paléolacs constituent des cibles de choix pour de futures missions robotiques dédiées à la recherche de signes de vie passée. C'est notamment le cas de la mission américaine MSL, qui partira pour Mars en 2011. «Sur Terre, les deltas et les lacs sont des lieux riches en fossiles», souligne M. Di Achille, estimant que «si la vie a un jour existé sur Mars, les deltas pourraient bien détenir la clé de son passé biologique».

Aujourd'hui l'eau ne coule plus à la surface de la planète rouge. Elle n'existe plus que sous forme de glace, comme l'a confirmé il y a un an la sonde américaine Phœnix, qui s'était posée près du pôle Nord martien.


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jeudi 16 juillet 2009

F,P,D Univers. Siguió en you tube este asunto y bueno lo subimos también.........




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F,P,D Univers. Pasión por algo.......



"Solo ideas del hombre".

mercredi 15 juillet 2009

F,P,D Univers. Jermaine 1


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